Utilisation du CPF : Quelles évolutions en 2026 ?
La loi de finances 2026 a instauré des plafonds d’utilisation du Compte personnel de formation (CPF). Ce qui change concrètement :
- Le CPF bascule dans une logique de plafonnement, avec une participation financière plus importante de la part du bénéficiaire.
- Le CPF est plafonné par action, indépendamment du montant disponible sur le compte du titulaire. Le décret d’application, en vigueur depuis le 26 février 2026, fixe en effet des plafonds pour trois catégories d’actions :
- 1 500 euros pour les actions sanctionnées par des certifications et habilitations enregistrées au répertoire spécifique, à l’exception de celles menant à la certification relative au socle de connaissances et de compétences professionnelles (CléA) ;
- 1 600 euros pour les bilans de compétences ;
- 900 euros pour les préparations aux épreuves théoriques et pratiques du permis B.
Si ces plafonds sont dépassés, le reste sera pris en charge par le bénéficiaire ou par un financeur tiers (l’employeur si vous êtes salarié, l’État, la Région, un opérateur de compétences - Opco...).
Rappelons également que depuis le 2 mai 2024, une participation financière est devenue obligatoire pour chaque titulaire souhaitant mobiliser ses droits CPF et souscrire à une formation via Mon Compte Formation. Ce montant constitue le reste à charge CPF, une contribution financière que les salariés doivent désormais assumer, sauf en cas d’exonération. Le montant pour 2026 est fixé à 150 euros.
Au regard de ces évolutions, pour le titulaire, la co-construction et le cofinancement de son projet avec son entreprise, deviennent un vrai levier ! La co-construction permet à la fois de répondre aux souhaits de formation des salariés (titulaires de leur droits CPF) et aux besoins de l’entreprise.